Samedi 19 février 2011
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11:13
Nous continuons notre route, direction Thanjavur. Davy, notre chauffeur, est vraiment super. Toujours de bonne humeur malgré les kilomètres
avalés et la conduite plus que stressante des autres usagés de la route. Il conduit calmement et nous nous sentons en sécurité. Il se plie à toutes nos exigences : départs matinaux, ou au
contraire plus tardifs, arrêts photos fréquents, visites de petits marchés, de villages et surtout les très nombreuses visites de guest houses et d’hôtels le soir avant d’en trouver un à peu près
correct. Certes, il est payé pour cela mais nous en avons discuté plusieurs fois avec d’autres personnes qui avaient pris un cha
uffeur et ils sont loin d’être tous aussi conciliants.
Nous arrivons donc à Thanjavur assez tôt dans la matinée car nous n’avions pas beaucoup de route à faire. Premier travail, trouver un hôtel.
Apres quelques visites, nous nous arrêtons au Tamil Nadou. C’est un hôtel d’état, (qui fait partie d’une chaine) dans un vieux bâtiment de style colonial « rénové à l’indienne ».
C'est-à-dire repeint directement sur la crasse sans préparation ni précaution particulières. De loin ça en jette, mais de près… Bref nous avons quand même eu une très grande chambre, propre, pour
un prix raisonnable.
La fin de matinée fut consacrée à la visite du palace. Palace est un bien grand mot car il est vraiment en triste état. Mal entretenu en fait,
comme beaucoup de bâtiments anciens, et ce par manque de moyens. Il y a quand même plusieurs bâtiments à voir et notamment le
musé dont l’édifice lui même présente plus d’intérêt que les pièces exposées. A part peut être un
squelette de baleine, dont on se demande bien ce qu’il fait là au milieu des statues anciennes, mais qui a beaucoup impressionné Paul-Elian.
Nous sommes ensuite allés déjeuner au Sathars. Très bonne adresse du routard où nous avons dégusté un excellent fish tika, du poisson en
sauce un peu épicé mais vraiment très bon. L’endroit nous a tellement plu que nous y sommes retournés le soir.
L’après midi, visite du temple de Brihadishwara (à vos souhaits), et oui encore un mais celui-ci est quand même très différent des autres. Il
est très grand, n’est pas du tout coloré (rare en Inde et exceptionnel au Tamil Nadou) et ressemble un peu à une fortification, entouré de hauts murs sur lesquels sont disposées tout les deux ou
trois mètres des statues de Nandi. (Vaches sacrées pour ceux qui ne suivent pas régulièrement le blog). Bref cela nous a changé un peu des autres lieux de cultes que nous avons déjà
visités.
Par berteauontheroad
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Samedi 5 février 2011
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04:15
Après la ville
et la pollution, un peu de campagne était bienvenue. Direction la région de Chettinad. Nous croisons des dizaines de charrettes à bœuf chargées de sable. Ils vont draguer le lit de la rivière à
sec pendant la saison sèche. Puis des centaines de camions le transportent dans toute l’Inde. Le Tamil Nadu est plus pauvre que le Kerala et nous voyons pour la première fois des bidonvilles dans
les faubourgs de Madurai puis des campements à l’extérieur. Les cultures semblent moins structurées : quelques rizières, des champs de canne, anacardiers… Les maisons sont en torchis et
recouvertes de feuilles de palme. Quand nous nous arrêtons faire des photos, un attroupement se crée autour de nous. Impossible de prendre en photo les gens dans les champs : ils s’arrêtent
de travailler et nous font leur plus belle pose. Leur accueil est toujours formidable. Dés qu’ils baragouinent trois mos d’anglais, ils nous demandent nos prénoms, d’où venons-nous, combien de
temps nous restons et si nous aimons l’Inde. Nous adorons surtout sa population. Le village de Kanadukathan est désert, pas une voiture dans les rues, que quelques chèvres. Ce village a été
construit par les Chettiars, une caste de riches commerçants, banquiers ayant fait fortune en Asie de sud-est (essentiellement au Sri-Lanka et en Birmanie). Ils sont revenus dans leur région
d’origine pour y faire construire de superbes demeures colorées. La plupart sont à l’abandon aujourd’hui, deux ont été transformé en hotel de luxe. Ils sont complets tant pis pour nous ! En
plus nous apprenons qu’une équipe de la télévision française est en train de tourner un reportage sur la région et ils occupent le dernier hôtel. Nous passons l’après midi à déambuler dans le
village en compagnie des chèvres. Nous ne croisons personne. Impossible de visiter un de ses beaux palais à part celui qui a été transformé en hôtel. Beaucoup sont fermés et sont délabrés. Dés
qu’une porte est ouverte, nous lançons des coups d’œil à l’intérieur. Et nous finissons par croiser un regard qui semble nous faire signe. Nous demandons si nous pouvons entrer et visiter. La
pers
onne qui ne parle pas anglais semble acquiescer. A l’intérieur de
cet ancien palais vivent plusieurs familles. C’est une succession de cours intérieures autour desquelles sont disposées les différentes pièces de vie, les chambres autour de la première, cuisine
et garde-manger autour de la seconde et réservoirs d’eau et lingerie autour de la troisième.
En fin d’après-midi nous visitons le fort de TIRUMAYAN qui nous offre une belle vue sur la campagne environnante du haut de ses remparts.
Encore une fois, nous sommes les seuls touristes et les indiens nous harcèlent afin de faire des photos avec eux. Paulo qui ne rechigne jamais et leur réserve son plus sourire commence à en avoir
assez… Le soir, fatigués nous n’avons pas envie d’aller jusqu’à Thanjavur (plus d’une heure trente de route) et nous nous arrêtons dans une petite ville pour y chercher un toit pour la nuit. Et
là nous regrettons vite que les palaces soient complets, nous n’avons jamais visités autant d’endroits sales et glauques de toute notre vie… Nous nous rabattons sur le seul hôtel « de
luxe » de la ville : entrée en marbre, ascenseur, portier…. Et une chambre insalubre où grouillaient Oscar le cafard, sa famille et tous leurs potes !
Par berteauontheroad
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Dimanche 30 janvier 2011
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13:14
Deuxième journée à Madurai. Dès le matin, direction le palais. Sans grand intérêt à vrai dire car en très mauvais état. Il n’y a pas
grand-chose à voir et nous repartons assez vite. Nous flânons ensuite dans les petites ruelles, loin des klaxons des grandes avenues. Nous découvrons alors le vrai visage de l’Inde. Première
surprise : une étable. Oui oui, en plein cœur de cette ville de 1,2 millions d’habitants, nous voyons sortir par une petite porte un homme avec un gros pot de lait. Alors que nous nous
approchons pour prendre une photo, nous découvrons une dizaine de vaches aux cornes colorées qui attendent leur tour de traite. Et à l’ancienne s’il vous plait, à la main avec petit tabouret de
bois et seau en zinc. Quand on dit que l’Inde est
une autre planète….
Les vaches justement, il y en a plein les rues, qu’elles se partagent avec les chèvres et les chiens errants. Elles sont toutes avec les cornes peintes, une verte et une rouge la plus part du
temps, et elles sont très souvent « maquillées » à savoir recouvertes de pois de toutes les couleurs que les indiens leur dessinent avec des poudres colorées. Les mêmes qu’ils utilisent
pour leur front ou encore pour leur devanture de porte de maison. Une des questions que l’on se pose : « de quoi se nourrissent tous ces herbivores ? » (Il y en a vraiment
beaucoup) alors que la verdure se fait plutôt rare dans ces villes bruyantes, poussiéreuses et polluées. Et bien elles fouillent dans les innombrables dépotoirs qui jonchent les trottoirs et
trouvent de quoi satisfaire leur appétit, peaux de bananes, restes de bouquets d’offrandes, pelures et restes de légumes,…peut-être même sont elles un peu omnivores.
Au fil de notre balade nous ren
controns également plein de petites boutiques d’artisans en tout genre : Pas mal de tailleurs qui vous font une copie conforme du modèle que vous apportez. Un meunier où
chacun fait la queue avec son sac de grain, des électriciens qui rebobinent à la main les induits et inducteurs des moteurs électriques, nous rentrons même dans la boutique d’un
tailleur-polisseur de verre de lunettes, avec du matériel vieux comme mes robes, Affelou n’a qu’a bien se tenir. Nous sommes également invité à pénétrer dans une très vielle maison qui sert
d’entrepôt à une entreprise de transport. Les patrons sont très fiers de nous faire visiter les différentes pièces où s’entassent des centaines de colis de toutes tailles et qui vont êtres
expédier dans tout le pays.
Plus loin, c’est dans une salle de gym surréaliste que nous entrons. Le matériel de musculations est bien évidemment fait maison, il y a
plusieurs décennies déjà, mais le plus surprenant est le mini temple qui trône au milieu de la pièce et ses encens, ses offrandes et l’inévitable « nandi », la vache sacrée vénérée par
tous les hindouistes.
Par berteauontheroad
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Mardi 25 janvier 2011
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16:23
Comme nous
l’avons dit auparavant depuis que nous sommes au Tamil Nadu, c’est difficile de trouver un endroit propre pour dormir. Donc pour vous donner un petit aperçu des lieux je vais essayer de vous
décrire nos différents palaces… Rappelez vous qu’en Thailande et au Laos nous trouvions des chambres avec clim, eau chaude, Wifi, télé, frigo et propres… pour 1Oeuros. Ici, les hôtels de petites
catégories (moins de 15 euros) n’ont pas l’eau chaude. Et pour avoir la clim, il faut rajouter 10 euros de plus. S’il fait chaud nous prenons les douches froides ou nous demandons un seau d’eau
chaude et nous nous lavons au baquet. Cela plait beaucoup à Paulo… Pour ceux qui ne connaissent pas l’Asie (enfin les guesthouses et les petits hôtels), les douches ne possèdent aucune
séparation, pas même un rideau. Comme les toilettes sont également dans la salle de bain, souvent de taille réduite, on a parfois l’impression de se doucher dans la cuvette. Il y a rarement du
savon et encore moins du papier toilette. Pour le savon, nous en trouvons partout, par contre le papier toilette est une denrée rare dans les petites villes. Un soir nous avons écumé toutes les
boutiques pour finir par en trouver un recouvert de poussière… Je passerai sur la description des toilettes qui sont à la hauteur du reste : crados. Je n’ai jamais autant nettoyé de
toilettes de ma vie ! Et ne nous plaignons pas, il y en a… Passons sur la literie : les matelas sont supers durs mais comme partout en Asie et ils sont recouverts d’un drap house, enfin
quand il y en a… Car là aussi, denrée rare le drap ! Nous en avons souvent demandé mais vu l’état (déchirés, avec des trous, immondes) nous dormons dans nos sacs à viande. Et les serviettes
de toilettes sont du même acabit quand il y en a. (je ne comprends pas pourquoi ils s’obstinent à mettre des serviettes blanches puisqu’elles sont toujours noires, si dés le départ les serviettes
étaient noires, nous ne verrions ni les tâches, ni la crasse…). N’oublions pas les odeurs : soit d’humidité soit de naphtaline. Et en ville, il est impossible de dormir sans les boules
quies. Allez une petite dernière pour le route, nous avons eu aussi les cafards. Nous y sommes habitués puisqu’il y en a partout en Asie un ou deux qui sortent des égouts de la douche ou du
lavabo mais là c’était l’invasion. La chambre grouillait de cafards si bie
n que Paul-Elian qui devait dormir sur un matelas à même le sol, a dormi avec nous. Nous avons acheté du stop cafard et en avons mis tout autour du lit… BONNE NUIT LES AMIS.
Heureusement, la générosité de nos amis et de notre famille nous permet de nous offrir quelques petites folies de temps en temps. (nous
restons malgré tout raisonnables, jamais de plus de 50 euros pour une nuit)
Par berteauontheroad
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